La Flèche

  • Origines

Très vieille race française, connue depuis le 15ème siècle, originaire de la région de la ville de La Flèche dans la Sarthe.

Sa renommée lui vient de l'excellence de sa chair : les chapons et les poulardes de La Flèche étaient célèbres autrefois. La poule de La Flèche est aujourd'hui une race rare .

 

  • Description - aptitudes

Volaille de grande taille, fière et distinguée, vive d'allure, bonne pondeuse.

C'est une grande poule à deux fins avec une crête en corne et les restes d'une petite huppe.

En raison de sa crête, avec ses deux cornes, on la surnomme "la poule du diable". Elle a de longues caroncules, des oreillons blancs et un plumage presque toujours noir. Ses pattes et ses pieds sont noirs. Sa queue est bien développée et compte de nombreuses plumes d'ornement.
Cette race connue depuis toujours comme étant celle au plus fort développement physique parmi les races de poules françaises, connait aujourd’hui les plus gros problèmes pour atteindre la masse standard.

  • Comportement

La poule de La Flèche aime fouiller le sol et sera heureuse en liberté mais elle saura également s'adapter à une vie en enclos. Elle peut voler sur une distance de 2m et il vous faudra donc installer une clôture adaptée pour éviter qu'elle ne s'échappe. Si elle en a la possibilité, elle ira se percher dans les arbres et c'est donc une bonne idée de lui apprendre à retourner au poulailler en la nourrissant avant la tombée de la nuit. C'est une poule vive qui ne raffole pas du contact humain et ne se laissera pas apprivoiser. Les poules ne couvent pas et les poussins mettent du temps à arriver à maturité. Ce sont néanmoins des oiseaux résistants et les poules continueront à pondre en hiver.

  • Bonnes pondeuses, elles produiront environ 200 œufs à la coquille blanche chaque année.
  • Les coqs pèsent 3,6kg à 4kg et les poules 2,7kg à 3,1kg.

 

  • Déclin

Si la Sarthe et le Maine sont restées des régions d’élevage de volailles, la race de La Flèche n’a pas pour autant pas pu mieux tirer son épingle du jeu dans le développement avicole des 50 dernières années, que les autres races françaises, la Bresse mise à part, et encore.

Ses effectifs sont devenus très faibles depuis la seconde guerre et n’ont pas pu être remontés depuis véritablement en race pure.

Un programme de sauvegarde est lancé depuis 2011 par le CRAPAL afin de relancer dans son berceau cette race locale à partir d'une souche de grande qualité menée en vase clos pendant plus de 50 ans.